Petit retour à la fantasy avec Dar l'Invincible, sorti en 1982, avec Marc Singer dans le rôle de Dar, le maître des animaux; c'est d'ailleurs le titre original The Beastmaster, étrangement traduit dans la version française, peut-être pour faire référence dans l'esprit du public à l'autre film de Sword & Sorcery sorti la même année, Conan The Barbarian.
L'histoire du film en quelques mots:
Dar, fils du roi légitime, destiné d'après une prophétie à détruire Maax, le tyran des forces du mal, est marqué à la naissance avant d'être sacrifié, mais il est sauvé par un homme qui le ramène dans son petit village et l'élève comme son propre fils. Adulte, son petit village ainsi que sa famille adoptive sont massacrés par des brigands à la solde du tyran. Unique survivant, il part à l'aventure dans le but de se venger; sur son chemin rencontrera des alliés parmi lesquels des animaux - deux furets, un aigle et un tigre noir - avec qui il communique grâce à son don de télépathie. Il sauvera la belle Kiri, esclave du tyran, et s'alliera à Tal (le second fils du roi) et Seth, un valeureux guerrier, pour renverser Maax et rétablir la justice.
Difficile de ne pas comparer Dar à Conan, d'autant que les deux films sont sortis la même année. Là où Conan le Barbare se pose comme un chef d'oeuvre, servi par une BO incroyable de Basil Poledouris, Dar fait pâle figure. Un scénario des plus simples, un jeu d'acteurs quasiment inexistant, des combats mal réglés et des décors en carton... on a des animaux dressés mais c'est à peu près tout. Même l'univers manque cruellement de profondeur là où Conan explorait quand même des thèmes comme le contrôle de la religion et la quête de liberté.
Dar l'Invincible est à ranger en haut de l'étagère des gentils nanars fantasy, un bel exemple de ce qui se faisait dans les années 80 en terme de Sword & Sorcery familial. Devenu culte avec les années au même titre que The Barbarians, autre navet épique.